viernes, 19 de marzo de 2010

LE LIEU ET LE LIEN CHEZ MAURICE CHAPPAZ

Analyse topophilique et écocritique du Testament du Haut-Rhône


L’homme présente une disposition naturelle à transformer l'«espace» en «lieu». L'établissement de liens affectifs solides avec le territoire confère une certaine stabilité à l'individu et à la société. Le sentiment d'amour que chaque individu développe envers l'espace qui l'a aidé à s’auto-construire est connu sous le nom de topophilie . Il ne s'agit pas uniquement de l'amour que nous éprouvons pour le lieu qui nous a vus naître, mais d’une caractéristique importante de notre identité. Cette identité nous la connaissons sous le nom d’« identité spatiale ». La topophilie est alors définie comme le lien affectif qui s’établit entre les êtres humains et leur environnement et, en particulier, par rapport à certains lieux. Elle s’exerce à travers l'action et la préservation d’un territoire. Elle symbolise aussi le sentiment qui nous permet de retrouver la relation que nous avons avec la nature grâce au sentiment d’appartenance à ce lieu. Ceci est, sans aucun doute, ce que Chappaz a mis en pratique tout au long de sa vie et ce qu’il transmet à travers ses œuvres. Dans le Testament du Haut-Rhône (1953), il nous décrit son Valais natal, un lieu plein de mystère, d’où se dégage force et beauté. Il consacrera ses plus belles pensées de poète à sa vallée.



Dans le Testament du Haut-Rhône, Maurice Chappaz décrit un mélange de sentiments d'amour, de douleur et d'inquiétude face à un espace familial menacé. C’est une civilisation paysanne millénaire qui disparaît sous la menace du progrès. Un espace propre au poète, auquel il s’identifie pleinement et qui est source de son inspiration créative. Cet amour à la patria terra ou au pays natal repose sur un sentiment de lien profond avec le terroir et, en même temps, de fragilité envers les choses que nous aimons et qui, malheureusement, ne sont pas éternelles (Tuan, 140). C'est l'espace de son enfance, de tout ce qui fait partie de son passé: la communion calme et naturelle avec ce monde au rythme de vie plus lent et ces moments de partage avec des personnes plus authentiques: “Certains sentiments de l’enfance, plus communs cependant aux bohémiens me maintiennent en éveil et m’ont conduit à quêter sans cesse le secret d’un paradis perdu parmi ces terres du Haut-Rhône, berceau sauvage de petites tribus avec lesquelles je m’allie » (Chappaz, 21). D’après Lawrence Buell, le place-sense, c’est-à-dire, la conscience que les êtres humains possèdent -narrateurs, personnages ou sujets lyriques- d'appartenir à un lieu spécifique, détermine, d’une certaine manière, leur façon d'être et d’agir. L'amour et le respect que Chappaz manifeste pour sa région est immense et cet attachement au lieu et sa résistance féroce face à la destruction de ses vallées ont été à l’origine de sa profonde motivation.

Messieurs de Suisse, mais surtout, Messieurs du Valais: vous fêtez Maurice Chappaz et vous avez bien raison. Je pense qu’aucun n’a voué à son lieu natal un amour aussi intense et aussi constant; et la violence de ses combats, de ses invectives contre ce qu’il pensait le menacer a toujours été à la mesure de cet amour .

Le sentiment d'attachement au pays est l’un des composants essentiels qui caractérise la littérature suisse romande. L’origine de cette conception de la nature remonte au Romantisme allemand, et surtout à Rousseau qui s’est inspiré largement dans ses œuvres. Ce sentiment d’appartenance à un territoire se manifeste de manière simple et discrète tout au long du Testament du Haut-Rhône, à travers des souvenirs qui surgissent de la familiarité des lieux décrits, de la sécurité que donne la terre, les sons et les parfums, les activités communes et tous les plaisirs qui se retrouvent autour de la maison familiale. L'écriture de Chappaz dans ce livre est « testatrice » : « Elle teste parce qu'elle est mémoire, parce qu'elle est simultanément invention et ressouvenir d'un ‘monde défunt’ et oublié » (Paccolat , 44). Chappaz chante la perte de son monde, son désespoir en contemplant sa disparition : « Le passé disparaît dans les ténèbres », comment il se dilue : « Ce vieux pays qui aspire à l'invisible » (Chappaz, 17). Le sentiment d’affection envers cette communauté fermée se manifeste à travers de liens très forts, non seulement entre les hommes, mais aussi avec la terre, les animaux et les plantes. S'éloigner de ce micro-cosmos ou de ce lieu d'origine, autant dans l'espace comme dans le temps, est vécu par l’auteur comme un déracinement.

… j’avais une optique presque purement artistique de la vie, et cette vie aurait pu se développer dans le pays que j’avais connu jusqu’à vingt ans. Un pays où le vagabondage, le rêve était possible presque à chaque détour du chemin, pour ce qu’il y avait de virgilien dans ce paysage, à la fois de sensible tout en se posant sur un effort très dur. En perdant le pays qui m’avait formé, je me perdais moi-même. Je devais alors adopter un autre, presque comme un émigrant qui sort de Russie et qui passe en France ou qui quitte le Valais et qui passe en Amérique (Chappaz, RSR)

Ces relations émotives qui le rattachent à sa terre natale sont tellement intenses qu'elles frôlent parfois le sacré. En effet, à ce monde édénique de son enfance, que le poète se refuse à perdre, il oppose constamment un autre monde infernal résultat de la modernité. En 1954, le poète manifeste des sentiments contraires:

… c’était en lui comme une douleur physique, constante, l’Eden natal cédait, sombrait, l’enfer tentateur gagnait le pas. Où la poésie? Où le poète? Il n’y avait plus de place pour lui, le chanteur, l’incantateur d’un monde qui désormais ne serait plus. Et puisque l’Origine cédait, et avec elle toutes les vertus originelles de la Beauté, l’inspiré très malheureux, qui avait cru dans sa naïveté leur vouer sa vie comme on entend définitivement une vocation absolue, le voilà piégé, l’inspiré, le voilà refait le poète, et trahi, désolé, pillé, plumé, par les complices du diable qui violent et mettent en coupe le pays de la première naissance .

La société change. Et au milieu de cette inévitable modernisation du Valais, Chappaz va concevoir son propre espace, ou selon Tuan, son centre du monde : « Il ne s'agit pas d'un point particulier sur la surface de la terre ; c'est un concept dans la pensée mythique unie à certains événements et à un lieu » (Tuan, 151). Chappaz dans une recherche constante d’équilibre, placera ce lieu entre deux points, presque toujours antagoniques : « l'instinct de vie et l'instinct de mort, la réalité et le rêve, le passé et l'au-delà, le visible et l'invisible » (Chappaz, 21). Chappaz emmènera dans son monde mouvant ce qu’il considère important : « j’élirai un lieu, une femme, j’écrirai mes propres pensées, me fortifiant contre l’incohérence» (Chappaz, 22). Comme écrivain il se sent porte-parole et trait d'union entre le monde de ses ancêtres et de son enfance, entre le monde paysan et le présent immédiat : « Je suis le fil d'Ariane qui nous relie aux créatures perdues » (Chappaz, 16).

Les âpres villages paralysés suivent l’orbe des graines de sésame : os, huile, lumière. En vain les agents d’affaires les tentent et les raniment, de même un homme ici assez fin pour dominer l’État ; tout ce qui était doit périr. Et je me suis chargé aujourd’hui de la vocation des vieillards, dont la plus grande joie se trouve d’être l’alpha et l’oméga de quelques champs très maigres. Nous vivons la grande rupture. Vous, vous avez choisi les œuvres du jour, le zénith, midi, moi je me suis tourné vers l’humanité, les cavernes, les eaux qui mugissent sous les montagnes (Chappaz, 66-67)

Lorsqu’il pressent la fin de cette civilisation paysanne composée de gens simples (« bergers, ouvriers d'usines, semeurs de seigle, des petits marchands d’abricots et de raisins») et de choses de la campagne (« une pierre, une fleur, un vermisseau cimentent sa résolution ») (Chappaz, 14-15), entièrement en accord avec ses montagnes, Chappaz commence sa guerre personnelle contre l'invasion industrielle et touristique. Il va prêter sa voix à la nature. Il contribuera ainsi à l'idée que la littérature doit être aussi véhicule d'idées et surtout de valeurs.

L'événement qui s'est imposé pour moi après a été une autre guerre qui commençait et qui bat son plein maintenant. On entre dans une société avec une autre course qui s'appelle le progrès, qui peut être aussi dévastatrice et aussi démoniaque que la guerre, parce qu'elle peut tout détruire d'une façon très sournoise, et tout d'un coup .

Par rapport au rôle spécifique de la littérature et de la critique littéraire, Glen Love indique: « De nos jours, la fonction la plus importante de la littérature est celle de rediriger la conscience humaine vers une considération totale de son importance dans un monde naturel menacé [...] en reconnaissant la suprématie de la nature, et la nécessité d'une nouvelle éthique et esthétique ». Et il ajoute : « [nous avons l’] espoir de récupérer le rôle social perdu de la critique littéraire » (Love, 1996:237-8) . Dans l'œuvre de Chappaz, l'environnement « naturel » a cessé d'être un simple décor et s'est transformé d'une certaine manière en protagoniste. Et il signale : « Notre histoire sera faite par eux et non plus par les avocats » (Chappaz, 15), parce qu’eux seulement ont donné les noms aux vallées, tandis que les autres veulent seulement exploiter les ressources de la région afin d’obtenir le maximum de bénéfices:

Je ne supporte pas qu’on supprime en deux coups de crayon d’agent d’affaires une dimension de l’homme qui le fixe à un pays, à une foi, pour spéculer sur la nature. Les aveugles et les salauds, ce sont ceux qui disent : notre vie est limitée, j’ai juste le temps de me remplir les poches ; je fais ce que je veux, après moi le déluge, avec le culot encore de prétendre préparer l’avenir. On est des morceaux de la nature, plus sensibles, plus différenciés que les autres. Mais on ne peut pas totalement séparer un homme d’une rose, d’un chien, d’une ortie. Mutiler la nature, la massacrer en l’utilisant n’importe comment, pour moi, c’est vraiment du nazisme (Paccolat, 70-71).

L’inévitable modernisation et transformation du Valais, entraînera la modification irrémédiable de l'habitat de l’homme : « Nous portons en nous l'agonie de la nature et notre propre exode» (Chappaz, 47). Les villages les plus anciens se dépeuplent petit à petit et les sons mécaniques envahissent l'esprit de la campagne. Chappaz écrit avec l'espoir de trouver « la terre promise et la fin de l'exil » (Chappaz, 33). Sa plus grande aspiration, partagée simultanément avec un sentiment d'impuissance et un désir de reconstruire son pays d’origine, serait de se servir de l'écriture pour faire une « trouée à travers le temps ». Et ainsi récupérer « la condition paradisiaque primordiale ». Cependant, la perte irrémédiable de ce « peuple parfaitement pur et intact » provoquera chez le poète un changement d’écriture, qui sera à partir de là plus épique, plus polémique. Les coutumes ancestrales de son peuple, ce mode de vie primitif pleinement identifié avec son canton et proche de la nature, seront à la source de la transformation de son style.

Tout à coup, on s’aperçoit à vingt ans on a été formé pour un pays, et puis qu’on doit vivre dans un autre pays, parce que tellement ça a changé. Alors, l’écriture intérieure, comme prise de conscience, s’interroge à la fois par rapport à ce qui se passe et par rapport à soi même.

… il est probable que je n’aurais jamais écrit ce livre si j’avais vécu cent ans plus tôt, dans un monde encore stable et tenu ensemble. Au moment où un pays disparaît et meurt, il y a une parole qui émerge. C’est celle-ci que j’ai été obligé, en toute sincérité, d’incarner .

Une fois publié le Testament du Haut-Rhône, Chappaz se remettra en question. Son enfance, l'amour qu'il avait reçu de sa femme Corinna et de ses trois enfants l'avaient comblé d’un bonheur si intense qu'il avait créé autour d'eux son petit paradis. Malheureusement, ce paradis va tout à coup disparaitre, lorsqu’il est obligé à travailler dans la construction de la Grande Dixence. Chappaz affronte la réalité la plus cruelle : pour mener à bien son rôle de chef de famille il doit se transformer en esclave de l’époque industrielle. De là surgissent ses doutes : il s'est trompé en idéalisant la poésie? Cette œuvre marquera le début de sa lutte personnelle contre la modernité.



BIBLIOGRAPHIE CONSULTÉE

ARCHIPEL, nº 32 (Décembre 2009), « Vive Chappaz », Lausanne.

BUELL, Lawrence (1996), The environmental imagination: Thoreau, Nature Writing and the formation of american culture, Harvad University Press.

FRACILLON, Roger (1998), Histoire de la Littérature Suisse Romande, V. 3, Ed. Payot, Lausanne.

CARRAUD, Christophe (2005), Maurice Chappaz, Ed. Seguers. Col. Poètes d’aujourd’hui, Paris.

CHAPPAZ, Maurice, Testament du Haut-Rhône, Fata Morgana, France, 2003.

CHAPPAZ, Maurice, (1997). Grand Prix Schiller Suisse 1997. Sierre : Ed. Monographic.

DARBELLAY, Jacques (1986). Maurice Chappaz à la trace. Genève: Ed. Zoé.

GARRAD, Greg, (2004). Ecocrítica. Universidade de Brasilia, Brasil, 2006.

GLOTFELTY Cheryll & FROMM Harold, The Ecocriticism Reader: Landmarks in Literary Ecology, Athens, Georgia, University of Georgia Press, 1996.

LOVE, Glen (1996) “Revaluing Nature”. Glotfelty, Cheryll y Fromm, Harold, eds. The Ecocriticism Reader. Landmarks in Literary Ecology. Athens / Georgia: University of Georgia Press.

MEIZOZ, Jerôme (1998), Maurice Chappaz. ASELF, Lausanne.

MEIZOZ, Jerôme (2005), Confrontations (1994-2004), Editions Antipodes, Lausanne.

PACCOLAT, Jean-Paul (1982), Maurice Chappaz, Éditions Universitaires Fribourg.

TUAN, Yi-Fu (2007), Topofilia, un estudio de las percepciones, actitudes y valores sobre el entorno Ed. Melusina, Barcelona.

TUAN, Yi-Fu (2006), Espace et Lieu. La perspective de l’expérience. Infolio Editions, Ginebra.


Artícle publié dans le magazine littéraire de référence "La Vie Littéraire". Revue en ligne: http://www.lavielitteraire.fr/index.php/a-livres-ouverts/le-lieu-et-le-lien-chez-maurice-chappaz

jueves, 18 de marzo de 2010

LA TIERRA LLORA A MIGUEL DELIBES

El pasado 12 de marzo nos dejaba el escritor y académico español Miguel Delibes (1920-2010), pero su ausencia es sólo física. Su extensa obra literaria - más de medio centenar de obras-, en la que destacan temas como la defensa de la naturaleza, la armonía entre el hombre y el medio natural, la defensa de los valores sencillos del mundo rural y de la libertad individual, permanecerá siempre presente entre nosotros.

Autor comprometido con el medio ambiente, se le considera el escritor español contemporáneo con más espíritu y talento ecocrítico, porque encarna una postura ética que se concreta en la práctica en un humanismo ligado a las virtudes de la tierra. En su discurso de ingreso en la Real Academia en 1975, - publicado años más tarde bajo el título “Un Mundo que agoniza”-, Miguel Delibes alertaba entonces sobre los trastornos y los atropellos que el hombre estaba causando en los ciclos naturales, abusos que acabarían por repercutir directamente en toda forma de vida sobre el planeta, incluido el ser humano. Su intención era dar la voz de alarma, especialmente, entre los intelectuales.

Aquello que parecía una amenaza lejana, hoy es una preocupante realidad. Y los problemas sobre los que entonces llamó la atención no han hecho más que aumentar, añadiéndose, además, otros nuevos, como el cambio climático y el adelgazamiento de la capa de ozono. Obras tan distantes en el tiempo como “Un mundo que agoniza” (1979) o “La Tierra Herida” (2005) son la prueba fehaciente de su constante preocupación por el medio ambiente. La primera trata sobre los problemas de la deforestación, la contaminación, los incendios, el aumento de la temperatura debido al aumento del agujero de la capa de Ozono, los residuos, la reducción de la fauna y flora, la contaminación del mar por los escapes petrolíferos y por el vertido inusual de residuos tanto radiactivos como nucleares. La segunda, escrita junto a su hijo el biólogo Miguel Delibes de Castro, explica de manera sencilla lo que ocurre con la biosfera y por qué el hombre es responsable de los cambios que se están dando en la misma, analizando en profundidad las principales cuestiones climáticas y ecológicas, desde un rigor científico y una sensibilidad poco habitual. Su objetivo final: concienciar al mayor número de lectores con la esperanza de poder legar la Tierra en condiciones aceptables a las generaciones venideras.

Por todo ello, el mejor homenaje que podemos rendir a Miguel Delibes y a su tan querida amiga, la Tierra, no es otro que la difusión y la lectura de sus obras, ya que contribuyen a la recuperación del respeto por el medio ambiente, a restablecer nuestro vínculo con la tierra y con sus habitantes, y a tener una relación más estrecha con nuestro planeta.


Hoy la Tierra está más triste que nunca y llora la pérdida de uno de sus mayores defensores.

Artículo publicado en la revista UEM.Com de la Universidad Europea de Madrid. Ver enlace: http://www.uemcom.es/?p=4913

viernes, 4 de diciembre de 2009

Maurice Chappaz: un poeta incomprendido al servicio de la naturaleza

RESUMEN

En una época en la que la palabra “ecología” carecía de derechos y resultaba molesta, en un país en el que se sacrificaban ciertos valores a los intereses de la especulación, el escritor suizo Maurice Chappaz será uno de los primeros autores en dar la voz de alarma, convirtiéndose por ello en un profeta incomprendido. Ante los desperfectos provocados por el turismo, el saqueo de las tierras, la especulación inmobiliaria, el que un día fuera poeta de la belleza de los Alpes, se siente obligado a expresar su repulsa y su dolor, convirtiéndose así en un escritor comprometido. Sus poemas abandonan las estanterías de la biblioteca para mezclarse con los problemas de la sociedad, Chappaz va a decir lo que piensa. Chappaz va a conmover a la sociedad valaisanne, va a sacudir el mundo político y económico de la época, y sobre todo, va a luchar por salvaguardar el paisaje alpino que tanto afecciona, preservando de este modo una parte importante de la identidad de su cantón.
En esta comunicación analizaremos una de sus obras más polémicas, Les Maquereaux des Cimes Blanches, desde una perspectiva ecocrítica. Chappaz utiliza su pluma para denunciar el impacto medioambiental que ocasiona el progreso desenfrenado en su región natal, contribuyendo a la idea de que la literatura debe ser también vehículo de ideas y sobre todo de valores. El entorno «natural» ha dejado de ser un simple marco y se ha convertido de algún modo en el protagonista principal de su relato.


Maurice Chappaz: un poeta incomprendido al servicio de la naturaleza


El amor que Maurice Chappaz siente por la naturaleza le convierte ante los ojos de los demás en un ser original, casi marginal. En su poema-panfleto Les Maquereaux des Cimes blanches se enfrenta contra los inversores inmobiliarios y demás especuladores de la montaña valaisaine. ¿Su objetivo?, desacreditar el honor de los funcionarios y de los políticos corruptos de la época, utilizando para ello un estilo agresivo y difamatorio. La respuesta por parte de la prensa no se hace esperar y a las críticas le sucede una consistente “avalancha” de insultos. Tras la primera edición del poema, en el diario Nouvelliste de Sion (27 de marzo de 1976) se le califica de «Incohérence, platitude, absence totale d’émotion, antipatriotisme, myopie intellectuelle, calomnie… Répugnant produit d’un cerveau en mal de sensation… Chose innommable… Imagination usée, maladive… Pas la moindre petite lueur d’amour… Grimaces de clown désarticulé… Le Valais a sa gangrène et son cancer, c’est Maurice Chappaz». O esta otra, fechada dos días más tarde «La montagne a accouché d’une petite bête puante… Fils de bourgeois… Sourd et aveugle à l’époque humaine… Il s’agit ici d’une affaire strictement valaisanne… » (Chappaz : 1995, 97). Su grito desesperado ante el atropello inmobiliario ocasionará al poeta un sinfín de problemas.


Esta obra está dedicada a todos aquellos que luchan por continuar siendo libres y, como Farinet, se mantienen al margen de un mundo gobernado por el dinero, el progreso y la modernidad “A tous ceux qui dans ‘le Progres’ ont restés loyaux”. En una época en la que la palabra “ecología” carecía de derechos y resultaba molesta, en un país en el que se sacrificaban ciertos valores a los intereses de la especulación, Chappaz fue uno de los primeros en dar la voz de alarma, convirtiéndose por ello en un profeta incomprendido. Raros fueron aquellos que, en los momentos más difíciles, se atrevieron a darle su apoyo; entre ellos, cabe destacar a los estudiantes del Collège Saint-Maurice cuya audacia quedó reflejada en las rocas que dominan el colegio, dónde escribieron con enormes letras un Vive Chappaz que, a día de hoy, puede contemplarse todavía. También algunos diarios y periódicos como el Journal de Sierre o Le Conféderé le gratificaron respectivamente con palabras como estas: «Il avance par ruades poétiques, à coups de vérités en pleine figure…»; «Un cri qui dérange… Chappaz en visionnaire voit la catastrophe et veut y résister… La langue de Chappaz se ramasse autour des mots pour mieux sauter à la gorge de ceux qui jouent aux cartes le pays » (Chappaz : 1995, 97).

Chappaz nos cuenta el fin de una época y de una forma milenaria de vida en su Valais natal «nous étions faits pour de modestes paradis entre vignes et neiges» (Chappaz; 1995: 63). A través de los recuerdos, el poeta intenta reconstruir el mundo campesino de principios del siglo XX, la belleza de los espacios habitados (les fermes, les mayens, les sources), la vida del campo, cuando pastores y campesinos vivían todavía en completa armonía con el paisaje. Los sentidos son el medio utilizado por el escritor para evocar el otro mundo. Dotan a los recuerdos de alma y sirven para restablecer ese vínculo perdido con el pasado. Los olores, por ejemplo, tienen el poder de evocar vívidamente recuerdos cargados de emoción relativos a acontecimientos y escenas del pasado (Tuan; 2007: 21). [...]
 
El artículo completo se podrá consultar próximamente en las Actas del Congreso "Littératures nationales : suite ou fin. Résistances, mutations et lignes de fuite". Porto, 2-3/12/2009.

sábado, 19 de septiembre de 2009

La ciudad de París en la vida y obra de Charles Ferdinand Ramuz


Resumen

Con el pretexto de comenzar una tesis sobre Maurice de Guérin, C. F. Ramuz viaja a París. Para el futuro escritor, seguro ya de su vocación, París representa la ciudad en la que se imprimen, se leen, se escriben, se conservan y se honran los libros. Además, en París se habla el mejor francés, el verdadero, el que hablaban Racine, Baudelaire, Mallarmé, el de la corte, el de la calle. Su primera estancia será breve, sólo durará seis meses: de octubre de 1900 a abril de 1901, tiempo que Ramuz aprovecha para trabajar en su pequeña habitación del Hotel Odeón y para visitar museos y galerias. Ramuz vaga solitario por las calles, fascinado por el espectáculo que ofrece la ciudad.

Palabras clave: Ramuz, francofonía, literatura suiza de expresión francesa, París.

Title: The city of Paris in the life and works of Charles Ferdinand Ramuz
Titre: La ville de Paris dans la vie et l'oeuvre de Charles Ferdinand Ramuz

Résumé

Sous prétexte de rédiger une thèse sur Maurice de Guérin, thèse qui ne verra jamais le jour, C. F. Ramuz voyage à Paris. Pour le futur écrivain, sûr déjà de sa vocation, Paris représente la ville où l’on imprime, on lit, on écrit, on garde et on rend hommage aux livres. En outre, à Paris on parle le meilleur français, le véritable, celui qui parlait Racine, Baudelaire, Mallarmé, celui de la cour, celui de la rue. Son premier séjour sera bref, il restera six mois : d’octobre 1900 à avril 1901. Ramuz consacre son temps à travailler dans sa petite chambre de l’Hôtel Odéon et à visiter des musées et des galeries. Il déambule solitaire dans les rues, fasciné par le spectacle de la ville.

Mots clés: Ramúz, francophonie, littérature romande, Paris.

Índice
1. París en la vida de C. F. Ramuz
2. “Aimé Pache” y “Samuel Belet” en París
3. Conclusión

LÓPEZ MÚJICA, Montserrat (2009): “La ciudad de París en la vida y obra de Charles Ferdinand Ramuz” [en línea]. En: Ángulo Recto. Revista de estudios sobre la ciudad como espacio plural, núm. 0. En:Vista de La ciudad de París en la vida y obra de Charles Ferdinand Ramuz. ISSN: 1989-4015

lunes, 11 de mayo de 2009

LA IDENTIDAD LITERARIA DE LA SUIZA FRANCÓFONA


Resumen

¿Qué lugar ocupa la literatura suiza de expresión francesa en el mundo literario francófono? ¿Cómo se define dicha literatura suiza de expresión francesa? La expresión littérature romande aparece con bastante frecuencia en los currículos académicos como una etiqueta que sirve para nombrar un específico campo de estudio. Pero ¿qué encierra o más bien qué intenta mostrar esta terminología? En otros términos, ¿cuál es su especificidad?

 

 La identidad literaria asienta sus bases sobre una identidad lingüística. En este aspecto, Suiza representa un desafío, ya que al ser una nación cuatrilingüe, su literatura se dispersa rápidamente para unirse a las grandes literaturas nacionales lingüísticas que le rodean (Francia, Alemania, Italia). Se adelanta así a ese movimiento que surge en el siglo XIX, y sobre todo en el siglo XX, que establece las literaturas nacionales independientes a la lengua en la que son escritas. Ya no se habla de una literatura anglófona, sino de una literatura inglesa, americana, canadiense, irlandesa. Esto mismo ocurre con la literatura o las literaturas de expresión francesa del ámbito francófono (Bélgica, Suiza, Québec, paises africanos, etc). Daniel Maggetti, en su tesis L’Invention de la littérature romande, afirma que la expresión littérature romande no se impone –con relación a sus homólogas littérature romane, littérature de Suisse française o littérature française de Suisse– hasta finales del siglo XIX, coincidiendo con un surgimiento de sentimientos nacionalistas en los cantones francófonos. Dicha expresión sirve en la actualidad para diferenciar la literatura suiza de expresión francesa de la literatura de expresión alemana. También es cierto que las obras de escritores de la talla de Frisch, Dürrenmatt, Hohl, Muschg, Zorn, Nizon, etc., son bastantes conocidas en el mundo literario internacional, mientras que las obras de los autores francófonos, a excepción de C.F. Ramuz y Jacques Chessex, apenas traspasan las fronteras suizas. Pero como dijo Ramuz, la literatura romande debe definirse, sobre todo, respecto a la literatura francesa de Francia. La producción llamémosla periférica pretende así distinguirse de la del centro parisino desde que, en el Discours sur les sciences et les arts (1750), Rousseau se proclamara ciudadano de Ginebra, aunque cediendo contradictoriamente al mismo tiempo a la fascinación del modelo parisino. También Amiel en su tesis de 1849 Du mouvement littéraire dans la Suisse romane et de son avenir, afirmaba que la palabra romande sería más conveniente que romane para definir esta literatura, y aunque era consciente de que por aquel entonces todavía no existía como tal, opinaba que dicha literatura “puede” y “debe” convertirse en una realidad. Esta visión de la literatura romande no se puede separar del profundo sentimiento de identidad de la minoría francófona, que defiende activamente sus intereses culturales autóctonos. Sin embargo, junto a ese deseo por encontrar una identidad propia romande se opone la tendencia inversa, universalista por vocación. Muchos escritores prefieren una apertura cosmopolita, favorecida por la riqueza multicultural y políglota de un país situado en el centro de Europa, y que siempre ha acogido a intelectuales, artistas y escritores del mundo entero a lo largo de su historia.

 

Sobre la existencia de una literatura suiza de expresión francesa

Es evidente que una literatura suiza de expresión francesa existe en la actualidad. Las numerosas editoriales y la abundante producción de libros que allí se dan son ya prueba suficiente para confirmar dicha realidad. La Suiza francófona es tierra de escritura y de escritores. Y aunque en la actualidad, su exposición mediática parece limitada, su pluralidad y su riqueza son innegables. La publicación de revistas, lecturas, concursos y páginas de Internet[i] lo demuestran plenamente. Se escribe, se publica, alimentando el sueño de una literatura suiza de expresión francesa.

Sin embargo, lo que verdaderamente permite tener presente esta diversidad literaria no se encuentra plasmado en cifras o en estadísticas, sino más bien en palabras. En efecto, la lengua es la que reúne bajo una misma bandera a toda la producción de la Suiza francófona. Una lengua francesa que los escritores han ido apropiándose con el paso de los años; y aunque con esta apropiación persigan objetivos diferentes, siempre se ha puesto especial interés en desbaratar el academismo de la lengua de la escuela, cuyo ritmo venía dado por la gramática y los diccionarios. Citaremos aquí las figuras tutelares de la literatura suiza de expresión francesa, aquellos autores que se atrevieron a escribir una lengua francesa diferente del francés dictado por París: Jean-Jacques Rousseau (el Ginebrino) y C.F. Ramuz (el Vaudois). El deseo de ambos era escribir una lengua más musical y su atrevimiento lo pagaron con las duras críticas provenientes de la capital del hexágono. En su lengua reside pues la originalidad propia de su escritura, en esa búsqueda por hacer más popular la lengua oral y – sobre todo – el ritmo de un habla propio de aquel lugar. Escribir sobre las cosas de su región de Vaud, como concluye Ramuz en su obra Raison d’être. Nadie mejor que él podría resumir la situación que vivía la literatura suiza de expresión francesa en aquella época:

Je suis heureux d’être Vaudois ; je suis même fier d’être Vaudois. Mais c’est un pays tout petit, c’est pourquoi on ne le connaît pas, de même qu’on ne connaît guère mieux la Suisse “romande” ou “française” dont il fait partie, parce qu’elle n’est pas très grande, elle non plus, ne comptant guère que 800.000 habitants ; et, lui, le canton de Vaud, 300.000. On ne la connaît en  “littérature” et dans son passé, grâce à un ou deux de ses ressortissants ou de ses représentants, dont Rousseau, qui est Genevois, et Benjamin Constant, qui est de Lausanne, mais qui ne sont plus l’un et l’autre que des entités, des entités littéraires, ou, pis encore, “idéologiques”, très étroitement rattachées, sinon complètement incorporées, à la masse globale des écrivains français. Pour nous autres, leurs successeurs, et pas seulement ceux qui écrivent, on nous ignore, ou à peu près (Ramuz, 1968: XII, 242-243).

 

Desde entonces, la situación parece no haber cambiado. En la actualidad, la literatura suiza de expresión francesa continúa siendo una gran desconocida para la mayor parte de los lectores francófonos. Escritores de la talla de Ramuz o Chappaz son, hoy en día, poco leídos en Francia y sus obras escasamente difundidas en las librerías parisinas. Existen secciones de literatura belga, canadiense, norteafricana, pero los pocos autores suizos que pueden encontrarse todavía, o están perdidos en la sección general de literatura francesa, o no son más que un pedido que hay que realizar con mucha antelación.

Existe, sin embargo, en estos últimos años, un interés creciente sobre los estudios de la literatura suiza de expresión francesa que contribuye a colmar numerosas lagunas obvias. Historias literarias y diccionarios de autores vienen a confirmar la existencia de un hecho cultural y social que a partir de ahora será innegable, pero cuya pertinencia, según una gran parte de la doxa crítica, continúa siendo desgraciadamente limitada. Desde la Universidad de Lausana (la única universidad en Suiza que ofrece sistemáticamente clases de literatura suiza de expresión francesa) y desde su Centre de recherches sur les lettres romandes (CRLR) [ii] se trabaja desde hace años para sacar del anonimato la literatura suiza de expresión francesa. La universidad fomenta su enseñanza, integrada en los tres ciclos de estudios franceses; y en el CRLR se llevan a cabo proyectos y trabajos de investigación sobre escritores y artistas suizos de expresión francesa. Se trata principalmente, de publicaciones de cartas y documentos autobiográficos que permiten estudiar y presentar el contexto histórico y cultural de los autores estudiados y de sus obras. Han trabajado evidentemente sobre C.F. Ramuz, pero también sobre Alexandre Cingria, Guy de Pourtalès, Charles-Albert Cingria, Gustave Roud, el pintor René Auberjonois, el músico Ernest Bloch y Felix Valloton. Pero quizás su proyecto más ambicioso, tras la publicación de las veintidós novelas de Ramuz para la Biblioteca de La Pléiade en octubre de 2005, sea en la actualidad, la edición crítica de sus Obras Completas para las ediciones Slatkine, de la que ya han aparecido varios tomos.

Todavía son numerosos los tópicos que tienen que desaparecer sobre esta littérature romande, entre los cuales destacamos el de encasillarla dentro de las literaturas regionales. A lo largo de las últimas décadas muchos fueron los que quisieron incluso ignorar a aquellos autores que con su esfuerzo habían logrado que esta literatura se reconociera como tal. Históricamente, la naturalización francesa de oficio vino a recompensar a estos escritores de origen suizo, - Cendrars, Cingria, Ramuz y por qué no Rousseau – que al trasladarse al hexágono, pagaron su ascensión a la universalidad con la supresión de sus orígenes. El resultado de este ascenso fue el nombramiento inapelable de regionalismo, afectando también a todo el resto de la producción suiza de expresión francesa. El círculo vicioso parecía pues inevitable. La elección final para la literatura suiza de expresión francesa - aquélla que no se englobó en la producción francesa - parecía así permanecer entre la inexistencia y la insignificancia. Hoy en día, se le concede un grado modesto de importancia, es decir, el favor de una supervivencia eternamente marginal a la sombra de esta entidad masiva y determinante que es la literatura francesa.

 

Según muchos críticos literarios, la literatura suiza de expresión francesa sería pues, desde Amiel hasta Ramuz, desde Edouard Roud hasta Jacques Chessex, la expresión del enraizamiento a la tierra, del aislamiento en la montaña y de la introspección. Sin embargo, olvidan una dimensión fundamental en el imaginario suizo: la evasión. Cuando consultamos las biografías de la nueva generación, nos sorprende ver el número de autores que viven a caballo entre dos países o que han pasado una parte de su vida en el extranjero. Lo que podría resultar puramente anecdótico si no fuera porque esa atracción hacia otros lugares se convierte en un componente esencial de su obra literaria. La apertura al mundo podría ser la clave de una nueva identidad nacional, fundada sobre el multiculturalismo. Los jóvenes escritores reivindican la complejidad y el plurilingüismo de su país, en una Suiza en la que se hablan cuatro lenguas y en la que las fronteras interiores, ya sean administrativas, lingüísticas o religiosas nunca se retocan.

Además, existe también la cuestión de la integración de esos escritores, suizos de adopción, ya sean francófonos de origen (Cohen) o no (Kristoff), a esta literatura romande. En el caso del poeta y ensayista Georges Haldas, nacido en Ginebra en 1917, de padres extranjeros, pero formado en Suiza y totalmente implicado en la vida literaria del país, la cuestión no se plantea. Sin embargo, la situación de Albert Cohen es más delicada: nació en Corfú, emigró a Francia, y después se instaló en Ginebra como alto funcionario internacional convirtiéndose en ciudadano suizo. Aunque la inspiración, el truculento estilo oral de Solal (1930), de Mangeclous (1938) o de Belle du Seigneur (1968) no puedan compararse a Jacques Chessex o a Maurice Chappaz, y se identifique más bien a una tradición oriental, sus novelas tratan temas sobre Suiza, y en ellas se confrontan personajes judíos sefardíes con personajes de la burguesía protestante ginebrina. Otro caso particular es el de Agota Kristof (Le Grand Cahier, 1986), emigrada de Hungría, se instala en Neuchâtel y se convierte en escritora de lengua francesa. No parece sin embargo identificarse a ninguna tradición suiza de expresión francesa (tampoco húngara), aunque su última novela Hier (1995) se sitúe en una ciudad anónima que podría ser la misma Neuchâtel.

 

Realmente nada es sencillo en Suiza. Los siete millones de helvéticos hablan alemán, francés, italiano y eventualmente romanche, lengua utilizada por 60 000 habitantes y que no fue reconocida hasta finales de los años treinta. Cada región linguística posee su lote de editoriales. En la Suiza francófona, los cuatro editores principales - Zoé, L'Aire, Campiche y L'Age d'homme - publican autores suizos de expresión francesa pero igualmente traducen escritores alemánicos, tesinos o romanches. L'Age d'homme es la única editorial que se encuentra bien establecida en Francia; las restantes, Zoé, L'Aire y Campiche, confiesan sobrevivir en un peligroso equilibrio económico. El mercado suizo de expresión francesa representa menos de dos millones de personas, por eso resulta indispensable difundir sus publicaciones en Francia. Aunque para ello hay que contar con un factor importante: la curiosidad de los lectores franceses por descubrir esta literatura vecina. A excepción de Nicolas Bouvier, cuyo origen suizo se suele olvidar, siempre se ha etiquetado a los autores suizos de provincianos, e incluso de regionalistas. Hoy sorprenden por su modernidad.

Sin embargo, esta modernidad no es nueva. Ya en 1970, una cincuentena de autores de ideología de izquierda decide, por razones políticas, desolidarizarse de la Sociedad Suiza de escritores y crear el grupo conocido con el nombre de “Olten”[iii]. Entre los miembros fundadores de dicho grupo se encuentran nombres tan conocidos como Friedrich Dürrenmatt y Adolf Muschg. Este último no ha perdido nada de su inspiración contestataria. Su impetuosa obra Cinq discours d'un Suisse à sa nation qui n'en est pas une – cuyo título nos hace pensar en Une province qui n’en est pas une de Ramuz – anima a sus conciudadanos a una nueva revisión y a una saludable discusión sobre el país y su historia. Anne-Lise Grobéty se unió también muy pronto al grupo de Olten. En 1970, recién cumplidos sus dieciocho años, publicó en Ginebra una novela que provocó el efecto de una bomba. Pour mourir en février es una obra feminista que aborda el malestar de la juventud y la homosexualidad feminina, con una escritura innovadora y desestabilizante. Considerado un escritor moderno y comprometido, Giovanni Orelli, es uno de los más importantes autores suizos de expresión italiana. Una de sus obras más recientes, Le rêve de Walacek, que presenta una estructura compleja y desconcertante, tiene como punto de partida la emoción que nace de la contemplación de un cuadro de Klee visto en el museo de Berna.

Casi cuarenta años después, el trabajo iniciado por estos contestatarios parece haber dado sus frutos. Los autores más jóvenes no cesan de sorprender por su formal osadía, su originalidad y la violencia de sus temas. Sin embargo, resulta imposible catalogarles dentro de una misma escuela. No se parecen entre ellos, no evolucionan en el mismo ambiente cultural y lingüístico. La mayor parte ni siquiera se han encontrado, ni leído. Con respecto a este tema, Michel Layaz, joven escritor francófono que vive entre Lausana y París, estima que sería judicioso y lógico que cada novela publicada en Suiza fuese traducida a todas las lenguas nacionales, con el fin de que pudiera ser leída en todo el país.

 

Hace ya algún tiempo, bastante lejano, la literatura suiza de expresión francesa gozaba de buena prensa. Pero eso ocurrió hace un siglo, cuando en los Cahiers Vaudois, Ramuz y sus amigos posaron las bases de una literatura que no se centraba únicamente en París, sino que estaba abierta a las cuestiones de la lengua y de la identidad suiza de expresión francesa. Aunque breve, la existencia de los Cahiers Vaudois suscitó un entusiasmo extraordinario e hizo correr mucha tinta en la prensa de la época (Ramuz escribía por entonces en La Gazette de Lausanne).

Tras un largo silencio, la literatura suiza de expresión francesa conocerá una segunda juventud durante los años 1960-1970, gracias a editores osados y valientes como Bertil Galland (1931- ), que inicia su carrera de editor, primero tomando la dirección de los “Cahiers de la Renaissances vaudois” (1953-1971) y después creando su propia casa editorial con el distintivo de su apellido (1971) con la que portará muy alto los colores de la literatura suiza de expresión francesa. Otro editor importante fue Vladimir Dimitrijevic, poseedor de una librería en Neuchâtel primero y en Lausana después, refugiado político de origen serbio que fundará en 1966 las ediciones L’Age d’Homme. Recordemos aquí la inaudita floración de talentos tan diversos y singulares que aparecen en este periodo, entre los que destacamos a Jean-Marc Lovay, Anne Cunneo, Alexandre Voisard, Jean Vuilleumier, Nicolas Bouvier, Corinna Bille, por citar algunos de ellos. En esta época, en la que el debate entre la protesta y la tradición era tan importante, en el que se oponían los defensores de una literatura de la patria y todos aquellos que defendían una apertura más amplia sobre el mundo, la literatura de expresión francesa no tenía muy buena prensa, pero al menos se escribía sobre ella en las columnas de los periódicos. Suscitaba polémicas y debates, asustaba a las almas más sensibles, aterrorizaba a los censores; en una palabra, estaba viva.

Hoy en día, mucho han cambiado las cosas en la Suiza francófona. Se publica casi diez veces más de libros que en la época de los “Cahiers Vaudois” o de las Ediciones Bertil Galland. Y los talentos están ahí, con cada reapertura literaria, para suscitar la irritación o el entusiasmo, la admiración, los gritos de revuelta o de genio, o simplemente el reconocimiento.

Pero, como dice Jean-Michel Olivier, desgraciadamente, nadie los lee. Porque hoy, después de haber tenido una buena y una mala prensa, la literatura suiza de expresión francesa no tiene prensa de ningún tipo. Se podría contar con los dedos de una sola mano los periódicos que dedican algunas líneas a la sección literaria. A excepción de la excelente página “livres” publicada todos los martes en 24Heures, gracias a Jean-Louis Kuffer; la página del sábado del diario La Liberté, dirigido por Jacques Sterchi y del Quotidien Jurassien, realizado por Bernadette Richard, además de las páginas literarias del suplemento semanal de Temps y, por supuesto, el indispensable Passe Muraille publicado en Lausana, el resto de la publicaciones no dedican ninguna sección a la literatura. Tampoco lo hace la televisión. Mientras que las cadenas francesas presentan multitud de programas literarios: Vol de nuit en TF1, Campus en F2, Culture et dépendances en F3, el excelente programa Droits d’auteurs en ARTE, la TSR no dedica espacio televisivo alguno a la literatura suiza de expresion francesa.

Este silencio literario sólo se rompe gracias a Internet. La multiplicación de páginas web, las conexiones, los intercambios, los contactos, los encuentros, son posibles gracias a este nuevo medio de comunicación que permite circular, a un bajo coste, muchas informaciones (lo que los periódicos, por falta de espacio, no pueden hacer); que permite no sólo mantener un contacto entre lectores y autores, sino también entre los propios lectores interesados en una obra (bibliotecas, librerias, editores, imprentas, etc). Internet ha traspasado las fronteras y las lenguas, y ninguna censura parece paralizarla.

 

Bibliografía

 

AMIEL, Henri-Frédéric (1849) : Du mouvement littéraire dans la Suisse romane et de son avenir. Impr. Carey. Genève.

COHEN, Albert (1930): Solal, Col. Folio, Gallimard, Paris (1981)

COHEN, Albert (1938): Mangeclous, Col. Folio, Gallimard, Paris (1980).

COHEN, Albert (1968): Belle du Seigneur, Col. Folio, Gallimard, Paris (1998).

FRANCILLON, Roger (1996-1999): Histoire de la littérature en Suisse romande, Payot, Lausanne.

GROBETY, Anne-Lise (1970), Pour mourir en février, L'Age d'Homme, Lausana (1990).

KRISTOF, Agota (1986), Le Grand Cahier, Editions du Seuil, Paris (1995)

KRISTOF, Agota (1995), Hier, Seuil, París (1996)

MAGGETTI, Daniel (1986) : L’Invention de la littérature romande, Payot, Lausanne.

MUSCHG, Adolf (1997), Cinq discours d’un Suisse à sa nation qui n’en est pas une (Wenn Auschwitz in der Schweiz liegt), trad. Etienne Barilier, Editions Zoé, Genève/Carouge.

ORELLI, Giovanni (1998) Le rêve de Walacek, Col. L’Arpenteur, Gallimard, Paris.

RAMUZ, C. F. (1968) : « Raison d’être » dans Œuvres Complètes XII, Ed. Rencontre, Lausanne.

RAMUZ, C. F. (1968) : « Lettre à Bernard Grasset » dans Œuvres Complètes XII, Ed. Rencontre, Lausanne.

ROUSSEAU, J.J (1750) : Discours sur les sciences et les arts. Livre de Poche, Paris, 2004.



Notas

 

[i] Sobre la vida cultural de la Suiza francófona ver: www.culturactif.ch. El Centre de recherches sur les lettres romandes posee también su propia página web, unida a la de la Universidad de Lausana: www.unil.ch/crlr/.

[ii] El CRLR que fue creado en 1965 por Gilbert Guisan y dirigido desde 1980 hasta 2003 por Doris Jakubec, cumplió en 2005 sus 40 años de existencia. Su director actual es Daniel Maggetti, profesor de la Universidad de Lausana.

[iii] El grupo de Olten es una asociación profesional de escritores y de escritoras que defiende los intereses colectivos e individuales de aquellas y aquellos que escriben profesionalmente en Suiza. Actualmente, el Grupo de Olten cuenta con más de 350 miembros de todas las regiones lingüísticas: novelistas, poetas, ensayistas, humoristas, dramaturgos, traductores y traductoras literarios, suizos y extranjeros.

 

 

 

jueves, 4 de diciembre de 2008

LECTURA ECOCRÍTICA DE LA NOVELA DERBORENCE DE C.F. RAMUZ


RESUMEN

Con este estudio ecocrítico se pretende mostrar la rara y aguda sensibilidad que Ramuz posee respecto al medio ambiente de su país natal. A través de su novela más traducida, Derborence, intentaremos adentranos en su mundo particular, en su petit pays[1]. Gran conocedor del paisaje, de sus montañas, lagos, ríos y glaciares, Ramuz también sabe revelar los secretos de otro paisaje invisible pero historiado y animado por la memoria colectiva de un pueblo a través de su folclore, de sus costumbres y también de sus creencias de origen ancestral. La elección de sus personajes, campesinos del altiplano suizo, no es fortuita: en ellos encuentra representada la naturaleza en su estado más puro, ya que forman parte de un universo constituído por glaciares, pastos y bosques.
En esta comunicación se analizan los diferentes elementos que representan la naturaleza en la novela, observando cómo C.F. Ramuz logra sensibilizar al lector ante la fuerza y el misterio que de ella emanan. Su obra encierra una sútil pedagogía: Ramuz nos anima a explorar y descubrir el mundo que nos rodea, nos permite establecer un contacto con la naturaleza a través de sus cuatro elementos: el agua, el aire, el fuego y la tierra. Quiere transmitirnos su amor por ella, para que la observemos y prestemos más atención a sus ritmos y a su complejidad. Sólo de este modo acabaremos comprendiéndola y respetándola mejor. Su mensaje es claro: la defensa de la naturaleza, del paisaje y de la vida rural que considera el modo de vida más natural. En una sola palabra, el respeto por la vida.

[1] Un mes antes de morir, Ramuz escribía en un prólogo: “A force de partir, je suis resté chez moi. J’ai en commun avec M. Mariac (dont, par ailleurs, tout nous sépare) d’avoir situé tous mes livres et fait vivre (ou essayé de faire vivre) tous mes personnages dans un petit pays, le mien, qui n’a pas dans un sens, de l’est à l’ouest, plus de deux cents kilomètres, et même pas quarante dans l’autre”. Prólogo del libro de Bernard VOYENNE (1948) C.F. Ramuz et la sainteté de la terre, Paris, Ed. Julliard, dans la collection “Témoins de l’esprit”.


Esta comunicación pretende ser un ejemplo más de cómo se puede interpretar la naturaleza en una novela desde un punto de vista ecocrítico. Una gran parte del trabajo ecocrítico comparte una motivación común: el conocimiento preocupante de que hemos alcanzado la edad de los límites ambientales, una época en que las consecuencias de las acciones humanas están dañando los sistemas de recuperación básicos del planeta. Este conocimiento anima un deseo sincero de contribuir a la recuperación ambiental, no sólo en nuestro tiempo libre, sino dentro de nuestra capacidad como profesores de literatura. La literatura constituye una formidable apuesta sobre el imaginario humano respecto a todo aquello que concierne a la naturaleza. Toda obra de ficción, de cualquier género, se construye en un ambiente natural o urbano, en el que los hombres interactúan. La ecocrítica permite captar, analizar y comprender las diferentes modalidades de interacción de los hombres con su hábitat. Sus principales características son pues el uso de conceptos de la ecología aplicados a las composiciones literarias y el compromiso de incitar una conciencia ecológica a través de la literatura. La ecocrítica pretende acercarnos a la tierra y enseñarnos cómo mejorar nuestra relación con el medio ambiente. En una palabra, nos ayuda a restablecer un vínculo con el entorno y con sus habitantes, y a tener una relación más estrecha con nuestro planeta.

Los relatos dedicados a la montaña representan el último período de la creación de C.F. Ramuz, y coinciden con su plena madurez literaria. Derborence es la novela más popular y más traducida de este autor. Escrita en 1934, esta novela narra una maravillosa historia sobre las relaciones entre el hombre y la montaña, y pone en escena la eterna lucha entre las fuerzas humanas, enmudecidas por el profundo instinto de la vida, y las fuerzas de la naturaleza. El título - Derborence - designa el espacio alpestre valaisan que ocupa una de las cuencas más elevadas del macizo de Diablerets, situada al pie sur de la cima de la Tour Saint Martin y a la salida de los valles de Cheville y de la Derbonne. A lo largo del siglo XVIII, el circo de Diablerets ha conocido dos gigantescos desprendimientos. El primero, el 24 de septiembre de 1714, provocó dieciocho víctimas. El 23 de junio de 1749, el segundo desprendimiento, hizo surgir el lago de Derborence. Este derrumbamiento, el más voluminoso que se haya conocido en Suiza desde los tiempos históricos (50 milliones de m³ en total) es también el que mayor desnivelación total ha creado, alrededor de 1900 m. entre la cima de Diablerets y el lugar llamado Besson. Ramuz se inspiró de esta catástrofe para escribir una de sus más bellas novelas, Derborence (1934). El valle ha sido escogido como distrito franco federal (reserva de caza) desde 1911. Es además una zona protegida desde 1961, con numerosas cabañas que han perdido su vocación de antaño y sirven ahora de chalets de descanso para los habitantes de Conthey. Pero, sin lugar a dudas, la mejor definición de Derborence viene dada por el propio autor (DER, p.28) :

Derborence, le mot chante doux ; il vous chante doux et un peu triste dans la tête. Il commence assez dur et marqué, puis hésite et retombe, pendant qu’on se le chante encore, Derborence, et finit à vide, comme s’il voulait signifier par là la ruine, l’isolement, l’oubli. (DER. p.28)

El punto de partida para la creación de esta novela viene dado por el epígrafe que abre la obra ; esta cita fue tomada por el autor de un diccionario geográfico : “…Un pâtre, qui avait disparu et qu’on croyait mort, avait passé plusieurs mois enseveli dans un chalet, se nourrissant de pain et de fromage…” . Ramuz inventará la trama literaria a partir de este dato histórico. La historia se dividirá en dos partes: la primera cuenta la catástrofe, la segunda el retorno a la vida y al pueblo, dos meses más tarde, del único superviviente: un pastor que había quedado enterrado bajo los bloques de piedra.

Pero lo que nos interesa sobre todo aquí es la representación que Ramuz hace de la naturaleza a través de los cuatro elementos. La tierra, el aire, el fuego y el agua representan la base de la vida, constituyen la naturaleza de la que participan los seres vivos. Cada uno de estos elementos ha simbolizado a través de la historia y en diversas culturas la relación del hombre con la naturaleza y su interpretación de la divinidad. Veremos a continuación de qué forma se manifiestan estos elementos a lo largo de la novela Derborence.

[...]
El artículo puede consultarse íntegramente en las Actas de la Jornada sobre Ecocrítica que tuvo lugar en la Universidad de Oporto el 25 de Noviembre de 2008.
 [en línea] http://ler.letras.up.pt/uploads/ficheiros/6488.pdf

domingo, 26 de octubre de 2008

EL PAISAJE SUIZO : LOS ALPES Y LA IDENTIDAD SUIZA

El paisaje suizo : los Alpes y la identidad Suiza

Dra. Montserrat López Mújica (UEM)

montserrat.lopez@uem.es

RESUMEN

La historia, generalmente, nos ha mostrado las montañas como espacios propicios para la afirmación de las identidades. Así, ya desde el Renacimiento, se puede observar la asociación del paisaje de los Alpes con la imagen de la nación suiza. La montaña es reivindicada como una parte esencial de dicha identidad. Aunque bien es cierto que la mayor parte de la población vive en la Planicie, concentrada en las ciudades, la montaña es el mito, forma parte de ese imaginario colectivo. Existe un modelo suizo de libertad, el de las gentes de la montaña que viven al margen del orden social dominante de las grandes monarquías. El siglo XVIII dio a estas representaciones un nuevo sentido al asociarlas explicitamente a un modelo de paisaje. El suizo verdadero era aquel que vivía en la montaña. Toda la historia suiza se encuentra así reinterpretada bajo la luz de un imaginario histórico y topográfico específico. Los pastores y la montaña se convierten en elementos que constituyen la identidad suiza, como observamos en Heidi, la heroína Johanna Spyri. Estas referencias van a jugar un papel importante en el siglo XIX cuando se constituye el nuevo Estado Federal. Frente a los grandes Estados Nacionales, Suiza encuentra su legitimidad en sus funciones de madre de todos los ríos (Helvetia mater fluviorum) y guardiana de las cumbres del centro de Europa. Ya sean en los grandes aniversarios patrióticos (los 600 años que conmemoraron la Confédération en 1891), la decoración del Palacio federal (la pintura de Charles Giron en 1901 en la gran sala del Parlamento), la protección de la Naturaleza cuyas razones en el cambio de siglo son ante todo ideológicas y patrióticas (creación del Parque Nacional de Grisons en 1914) o las exposiciones nacionales, cada vez la conciencia política suiza se expresa por referencias alpinas. No nos sorprende pues que la obra de Ferdinand Hodler (1853-1918), que se perfila a pesar de sus audacias picturales como una especie de pintura oficial del Estado suizo, se organice sobre temas alpinos e históricos. El amor por dicho paisaje forma parte de la identidad colectiva suiza, como muestran también los relatos literarios de Rodolphe Töpffer, C.F. Ramuz o de Maurice Chappaz. Tampoco nos sorprende que en estos últimos años la publicidad haya explotado hasta la saciedad las imágenes alpestres repletas de vacas y con el Cervino de decorado que hacen referencia a la pureza de la región de la montaña. La preservación de la naturaleza parece tener relación con el buen sabor y lo saludable, por ejemplo en el sector de la alimentación. Que estas imágenes pierdan a finales del siglo XX un poco de su simbolismo se relaciona con la opacidad creciente de las referencias históricas y de identidad en una sociedad en plena transformación.

El imaginario alpino ha recorrido un largo trayecto para construirse y consolidarse. De su nacimiento y del reciente declive de su simbolismo tratará esta comunicación.
[...]
El artículo puede consultarse íntegramente en las Actas del III Congreso Internacional de
EASLCE (Asociación europea para el estudio de la literatura, la cultura y el medioambiente) titulado "Paisajes Culturales : Herencia y Conservación". Obras colectivas. Humanidades 17. ISBN: 9-788481-388411. 16,17,18 y 19 de Octubre de 2008. Universidad de Alcalá de Henares.

Sylvain Tesson : esthétique du retrait et écologie existentielle face à l’épuisement occidental

  Résumé L’œuvre de Sylvain Tesson peut être lue comme une réponse littéraire aux tensions écologiques et existentielles qui traversent l’Oc...