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viernes, 1 de julio de 2016

LECTURE ÉCOCRITIQUE DE LES MAQUEREAUX DES CIMES BLANCHES DE MAURICE CHAPPAZ

Je me sens atteint, blessé, lorsque l’on coupe imbécilement
un bel arbre, que l’on anéantit une espèce vivante végétale
ou animale. Je ne sépare pas l’homme de la nature.
(Chappaz  1976)[1]



Résumé

À une époque où le mot «écologie» n'avait aucun droit et devenait un sujet dérangeant dans un pays où certaines valeurs étaient sacrifiées aux intérêts de la spéculation, l'écrivain suisse Maurice Chappaz sera l'un des premiers auteurs à faire entendre la voix d’alarme, devenant ainsi un prophète incompris. Face aux dommages causés par le tourisme, le vol des terres, la spéculation immobilière, le poète qui chantait la beauté des Alpes se sent obligé d'exprimer son dégoût et sa douleur, et devient ainsi un écrivain engagé. Ses poèmes quittent les rayons de la bibliothèque pour se mêler aux problèmes de la société : Chappaz va dire ce qu'il pense. Chappaz va secouer la société valaisanne, le monde politique et économique de l'époque, et surtout, va se battre pour sauvegarder le paysage alpin, préservant ainsi une partie importante de l'identité du canton.


Dans cet article, nous allons analyser l’une de ses œuvres les plus controversées, Les maquereaux des Cimes Blanches, à partir d'une perspective écocritique. Chappaz utilise sa plume pour dénoncer l'impact environnemental causé par le progrès effréné dans sa région natale. Il contribue ainsi à l'idée que la littérature devrait également être un véhicule pour des idées et surtout des valeurs. L'environnement «naturel» n’est plus un cadre simple et devient en quelque sorte le principal protagoniste de son histoire.


Communication présentée lors du Colloque International ECOLITT: “Écocritique: nouvelles territorialités”. Université d’Angers. 28-30 juin 2016.  



sábado, 4 de septiembre de 2010

Maurice Chappaz : progrès, nature et littérature



Chant de la Grande Dixence n'est pas un livre sur la montagne au sens où on l'entend habituellement. C’est une ascension aussi bien physique qu’intellectuelle celle qu’on entreprend à travers cette lecture. Chappaz avec ce poème en prose, condamne le progrès qui détruit la montagne et ses habitants : cette civilisation paysanne dont les valeurs nous sont rappelées avec lyrisme.

Pays refermé sur lui-même, avec ses vallées et ses villages isolés dans le silence de la montagne, le Valais représentait une petite république connue par ses anciennes valeurs, le pittoresque de ses coutumes et d'autres particularités. Le poète aime invoquer et décrire ce paradis perdu des paysans de son enfance. La tension entre un passé de rêve et la modernité destructive, observée dans son œuvre précédente Le Testament du Haut-Rhône, est récupérée dans Chant de la Grande-Dixence et plus tard dans Les Maquereaux des cimes blanches. Pour l'auteur, ce mode de vie pastorale se meurt dans les Alpes, sous l'assaut constant de l'industrialisation et du tourisme. Une région qui va soudain se transformer pour devenir le centre de l'effort prodigieux entrepris par le gouvernement suisse pour apporter au pays l'énergie électrique.

[...]



Communication présentée lors du  "FOURTH INTERNATIONAL CONFERENCE OF THE EUROPEAN ASSOCIATION FOR THE STUDY OF LITERATURE, CULTURE AND ENVIRONMENT (EASLCE)- "Environmental Change - Cultural Change" University of Bath, 1-4 September, 2010.



Sylvain Tesson : esthétique du retrait et écologie existentielle face à l’épuisement occidental

  Résumé L’œuvre de Sylvain Tesson peut être lue comme une réponse littéraire aux tensions écologiques et existentielles qui traversent l’Oc...